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Webinaire mai 2026 - Nouveautés Cavalier Bleu

Géopolitique de l'armement
Géopolitique de l'armementInstrument et reflet des relations internationales2026« La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens », et le premier de ces moyens est l'armement. En permettant aux États d'imposer leurs objectifs politiques à d'autres, ou de s'en prémunir, l'armement est donc un objet géopolitique majeur. Partant d'une analyse sur la nature politique, technologique et commerciale de l'armement depuis l'âge du bronze jusqu'à l'âge du drone, Léo Péria-Peigné propose un état des lieux des acteurs présents et à venir, miroir de la complexité et des évolutions des relations internationales contemporaines. L'étude spécifique du cas français, trente ans après la fin de la guerre froide, souligne les spécificités et vulnérabilités attachées à l'armement tricolore. Les enjeux liés aux nouvelles technologies, comme le quantique ou l'hypersonique, permettent enfin d'évoquer les nouveaux milieux dans lesquels évoluent les armements modernes, des grands fonds à l'espace. Léo Péria-Peigné est chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri où il travaille au sein de l'Observatoire des conflits futurs, notamment sur les enjeux d'armement, d'industrie de défense et de prospective capacitaire.
La Russie de Poutine : du tournant autoritaire à la guerre
La Russie de Poutine : du tournant autoritaire à la guerre2026Dans le paysage mondial depuis plus d’un quart de siècle, et plus encore depuis 2022 et l’invasion à grande échelle de ­l’Ukraine, Poutine cristallise les réactions ambivalentes, entre rejet et fascination, au point de conduire souvent à l’équation simplificatrice : Poutine = Russie.C’est occulter des logiques sociales et politiques qui ­restent éminemment plurielles. Façonnées par des dynamiques de ­concentration du pouvoir et une histoire accidentée, elles dépassent largement la façade monolithique et unanimiste à laquelle on réduit trop souvent la vie politique russe. Il en est de même sur la scène internationale où la grille de lecture peine, là encore, à dépasser la figure d’un Président omnipotent.évitant le double écueil de l’exceptionnalisme et du relativisme, Clémentine Fauconnier dresse ici un portrait riche et multi­facettes de la Russie contemporaine.Clémentine Fauconnier est politiste, maîtresse de conférences à l’Université de Haute-Alsace, chercheuse à SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe), cofondatrice de CORUSCANT (Collectif de recherche sur la Russie contemporaine pour l’analyse de ses nouvelles trajectoires).
Géopolitique des mers et océans
Géopolitique des mers et océans Sécurisation des espaces océaniques et gouvernance maritime2026Le XXIe siècle s’ouvre sur la redécouverte des espaces maritimes et d’une nouvelle « navalisation des mers ». Essor du transport par bateau, « économie bleue », câbles sous-marins, pêche illicite, développement de l’armement naval, mais aussi piraterie, tensions autour de la haute mer et de l’exploitation des grands fonds marins… tous les éléments sont là pour faire des mers et des océans des objets éminemment géopolitiques.Sur fond d’accès aux ressources et de frontières maritimes redessinées, de nouvelles thalassocraties affirment leur puissance et occultent bien souvent la nécessaire prise en compte de l’impact du changement climatique sur les océans.En réponse, la sécurisation des espaces océaniques et une meilleure gouvernance maritime sont plus que jamais à l’ordre du jour. Marianne Péron-Doise dirige l’Observatoire géo­politique de l’Indo-­Pacifique à l’IRIS. Elle a été auparavant en charge des questions de ­sécurité en Asie-Pacifique au ministère des Armées et chercheuse à l’IRSEM.
Géopolitique du risque
Géopolitique du risque De la possibilité du danger à l'incertitude de la menace2026Sécurité, environnement, finance, santé, énergie, numérique… le risque et sa gestion ont intégré de nombreux pans de notre société, tant au niveau des disciplines que des acteurs. Cette culture du risque, qui s’est accrue avec l’intensification de la mondialisation et la démultiplication de solutions techno­logiques, a fait émerger de nouvelles problématiques qui impliqu­ent non seulement les acteurs étatiques et internationaux, mais aussi désormais ceux d’un secteur privé de plus en plus florissant. C’est ce panorama complexe et ses enjeux géopolitiques ­nouveaux qu’analysent ici Sarah Perret et J. Peter Burgess. Sarah Perret est maîtresse de conférences en science politique et relations internationales à l’Université Catholique de Lille (ESPOL) et chercheuse associée à l’École normale supérieure de Paris (Chaire de Géopolitique du risque). J. Peter Burgess, philosophe et politologue, est professeur et ­directeur de la Chaire de Géopolitique du risque à l’École normale supérieure de Paris.
Géopolitique de l'anarchisme
Géopolitique de l'anarchisme Vers un nouveau moment libertaire2026L’anarchisme, malgré la multiplicité des théories qui peuvent s’en réclamer, repose sur plusieurs principes pouvant constituer quelques dénominateurs communs : le rejet de l’autorité coercitive qui appelle à la libre association ou fédération d’individus entre eux ; le rejet du capitalisme et de l’exploitation qui induit la réorganisation de la production ; le rejet de l’aliénation qui conduit au dévelop­pement de l’esprit critique, premier pas pour briser la servitude volontaire… Au regard des crises qui traversent actuellement le monde (crise du capitalisme, de la représentation, de l’environnement…), l’anarchisme devient d’une brûlante actualité. Les courants multiples qui le nourrissent se retrouvent ainsi unis dans des combats menés de concert pour construire la société future. L’anarchisme revêt aujourd’hui une dimension internationale empreinte d’expériences et d’actions diverses, aux échelles et aux modalités variables mais dont l’impact est loin d’être négligeable. Des mouvements altermondialistes aux expériences révolutionnaires comme au Chiapas ou au Rojava, en passant par les hackers ou les communs, l’anarchisme exerce une influence politique qu’il est nécessaire de comprendre pour saisir les nouvelles dynamiques géopolitiques. Spécialiste de la pensée libertaire et de l’histoire de l’anarchisme, Édouard Jourdain est docteur en science politique et en philosophie.
Géopolitique de l'éducation
Géopolitique de l'éducation Un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux2026Depuis plusieurs décennies, le discours à la fois généreux et lénifiant des gouvernements nationaux et des instances internationales sur l’éducation a fait de celle-ci une promesse de croissance économique et de paix universelle, masquant une réalité plus complexe. L’éducation porte en effet en elle de la violence, tant réelle que symbolique – violence de genre, violence de classe, violence culturelle et civilisationnelle –, qui se déploie dans les systèmes nationaux, mais aussi à l’échelle internationale.L’éducation est ainsi devenue un lieu de compétition, de tension et de conflits ouverts entre acteurs ­sociaux et politiques sur la scène mondiale. Classements des apprentissages des élèves et des universités, marché de l’enseignement supérieur, pression sur la scolarisation à marche forcée et homogénéisation des pratiques et des contenus, tout concourt à faire de l’école un terrain d’affrontement et de logique de puissance.Partant de l’inégalité des ressources éducatives dans le monde et des usages et bénéfices de l’éducation, tant politiques qu’économiques, Hugues Moussy montre les jeux de concurrence, de tensions et de conflits au sein d’un système éducatif désormais mondialisé.Une analyse précieuse pour que chacun et chacune puisse y trouver sa juste place.Hugues Moussy, spécialiste des politiques éducatives internationales, a exercé des responsabilités au sein de plusieurs organisations inter­nationales, dont l’Unesco et la Banque mondiale (Partenariat mondial pour l’éducation). Il travaille aujourd’hui pour la Fondation européenne pour la formation.
Idées reçues sur l'animation jeunesse
Idées reçues sur l'animation jeunesse2026Bien qu’elle concerne près de 4 millions de jeunes et plus de 350 000 animateurs et animatrices, l’animation jeunesse reste encore largement méconnue. Reléguée à la périphérie de l’école, associée aux vacances et au temps libre, au jeu et à l’amusement, on considère assez peu les enjeux pédagogiques et les défis professionnels qui la traversent.Empreinte de la nostalgie des souvenirs d’enfance de colo ou de centre aéré, l’animation renvoie aussi aux clichés liés à la figure de jeunes animateurs et animatrices débordées, qui encadrent les enfants dans des structures en manque de moyens… Mais qui sont ces animateurs et animatrices ? Quelle est leur formation ? Quelles sont leurs missions au quotidien ? Que font les enfants et les adolescent·es dans ces espaces de loisirs ?En mobilisant des travaux de sciences sociales, cet ouvrage donne à voir la diversité de l’animation jeunesse, des lieux, des publics et des métiers. Partie intégrante de l’écosystème éducatif, celle-ci n’est en rien un secteur professionnel marginal et a toute sa place, à côté de l’école et de la famille, dans la formation de futur·es citoyen·nes, en particulier dans un contexte de crise de la cohésion sociale.Yaëlle Amsellem-Mainguy et Hugo Bréant sont sociologues.Emmanuel Porte est politiste.Ils sont tous trois chargé·es de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep).Ont collaboré à cet ouvrage : Laurent Besse, Baptiste Besse-Patin, Cyrille Bock, Paul Brument, Jérôme Camus, Julien Fuchs, Simon Kechichian, Francis Lebon, Julien Netter, Jordan Parisse, Marion Perrin, Nathalie Roucous.
Le féminisme libertaire
Le féminisme libertaire Des apports pour une société radicalement féministe2026Que peut apporter l’anarchisme au féminisme ? Le féminisme à l’anarchisme ? En posant cette double interrogation, le féminisme libertaire dévoile les angles morts de ces mouvements et permet d’approfondir leurs questionnements. Clairement distinct d’une acception purement libertarienne, il affirme l’existence de systèmes d’oppression et, en réponse, la possibilité d’une capacité auto-émancipatrice. Véritable enquête philosophique que l’autrice confronte à des éléments historiques, cet ouvrage invite à penser une société radicalement féministe et anti-capitaliste, sans intervention de l’État et à la liberté individuelle étendue. Pour utopique qu’il paraisse, le féminisme libertaire peut nourrir les réflexions actuelles et infuser notre monde. Irène Pereira est professeure des Universités en philosophie de l’éducation à l’Université de Rouen. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur l’anarchisme, la gauche radicale et les pédagogies critiques. Elle participe régulièrement au site Grand angle libertaire.
Géopolitique de l'Océanie
Géopolitique de l'Océanie Décentrer le regard sur les États insulaires du Pacifique2026Souvent réduite à l’Australie, l’Océanie a longtemps fait figure de 5e continent « invisible ». Pourtant, cette immense région océanique a été, de longue date, investie d’intérêts géopolitiques par le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon ou la France qui y ont écrit une histoire coloniale dont le souvenir est encore douloureusement présent. Depuis le début du XXIe siècle, l’investissement croissant de la République populaire de Chine auprès des États et territoires insulaires a fait surgir la région sur la scène internationale. L’Océanie est ainsi un théâtre régional de plus en plus traversé par les ambitions et la concurrence d’acteurs internationaux, qu’il s’agisse de puissances historiquement présentes dans la région ou de nouveaux partenaires comme la Chine. Cette nouvelle donne impose de considérer les États insulaires d’Océanie comme des objets et des acteurs géo­politiques avec lesquels il faut compter. Qu’il soit question de ­souverainetés territoriales, de ressources marines ou de diplomatie du climat, il est nécessaire de décentrer le regard porté sur les États et territoires insulaires pour saisir la culture commune qui sous-tend leurs conceptions et pratiques diplomatiques et sécuritaires.Au travers d’une analyse historique et géographique, Sarah Mohamed-Gaillard nous permet de mieux saisir la richesse et la complexité de cette Océanie encore largement méconnue.Sarah Mohamed-Gaillard est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Inalco, spécialiste de l’histoire de l’Océanie et de la politique de la France en Océanie.
Idées reçues sur les organisations internationales
Idées reçues sur les organisations internationales Histoire, fonctionnement, défis2026Héritages de la Seconde Guerre mondiale pour la majorité d’entre elles, créées avec la mission de garantir la paix, les organisations internationales ont très vite été l’objet de critiques et, depuis quelques années, d’une profonde remise en cause souvent assortie de l’annonce de leur fin prochaine.On leur reproche de ne servir que les intérêts des États forts, de faire preuve de colonialisme et de néolibéralisme, de bénéficier de budgets pléthoriques autant qu’opaques, d’être aux mains de technocrates déconnectés… Et les exemples ne manquent pas pour illustrer leur impuissance face aux crises les plus ­graves : de l’échec du règlement du conflit israélo-palestinien à l’incapacité des COP à affronter le changement climatique.Mais n’est-ce pas se focaliser sur la seule ONU, et plus particulièrement sur son Conseil de sécurité ? Et passer ainsi par pertes et profits l’action de toutes ses agences, dont les mandats sont pourtant tournés vers des objectifs de paix, de développement et de réduction de la souffrance humaine ?Pour nous aider à y voir plus clair dans cette « nébuleuse », mieux en comprendre le fonctionnement et les enjeux, Mathilde Leloup dresse un portrait précis et documenté de ces organisations internationales que nous connaissons si mal.Mathilde Leloup est Maîtresse de conférences en sciences politiques à l’Université Paris 8 — Institut d’études européennes (IEE). Elle est également membre du Groupement de Recherche (GDR) sur ­l’Action Multilatérale (GRAM).
Jihad : la métamorphose d'une menace
Jihad : la métamorphose d'une menace Idées reçues sur une mouvance hétéroclite2026Plus de deux décennies après les attentats du 11 septembre 2001, le terme jihad est entré dans le langage commun, mais généralement de façon caricaturale. Dévoyé de son sens premier, son usage s’est banalisé au gré des attaques terroristes, renvoyant dans l’imaginaire collectif aux combattants musulmans ultra-violents venus anéantir nos sociétés. Une vision portée par les jihadistes eux-mêmes, qui voient dans leur combat un véritable pilier religieux et une réaffirmation identitaire absolue. Cette polarisation des perceptions a conduit à d’intenses polémiques dans la sphère publique, entre pourfendeurs d’une islamo­phobie présumée et critiques acerbes de l’islam, toutes très éloignées des faits comme des sources, et brouillant une juste compréhension des bouleversements ayant pris place ces dernières décennies. Quelle signification accorder au jihad selon les époques ? Quels rapports entre jihad et jihadisme ? Pourquoi continuer d’évoquer le jihad alors que la violence qui s’en réclame a nettement décru ? Cet ouvrage creuse ces questions pour déconstruire bien des stéréotypes encore véhiculés sur le sujet et donner à voir la métamorphose d’une menace, pour proposer une perspective distanciée, critique et donc plus apaisée sur un objet d’étude sensible et complexe. Myriam Benraad est politiste spécialiste du Moyen-Orient, maîtresse de conférences en science politique et relations internationales. Elle est notamment experte du jihadisme contemporain.
Oublier ou punir ?
Oublier ou punir ? Justice pénale internationale et politique2026Longtemps, la raison d’État a prévalu sur la justice, les règlements diplomatiques des guerres prenant le pas sur l’exigence d’éthique de réparation des victimes. Longtemps, on a choisi l’amnistie en croyant qu’elle mènerait à l’amnésie et, avec elle, à l’effacement des souffrances. Il a fallu la Seconde Guerre mondiale et ses atrocités pour que se mettent progressivement en place les composantes d’une justice internationale avec le procès de Nuremberg, les tribunaux spéciaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, et la création de la Cour pénale internationale.Cependant, l’édifice est aussi récent que fragile face aux coups de boutoir des régimes autoritaires mais aussi des démocraties en proie à la montée des nationalismes et des populismes.Face à la déstabilisation de notre système international et au retour en force de l’impunité au mépris de tout droit inter­national, Jean-Paul Chagnollaud livre ici un plaidoyer nécessaire pour que l’oubli ne redevienne pas la règle.Jean-Paul Chagnollaud est professeur émérite des Universités et ­président d’honneur de l’IReMMO.
L'autre visage du progrès
L'autre visage du progrès Regards croisés sur les vulnérabilités liées à la santé2025Si la médecine sait guérir des maladies autrefois mortelles, elle peut aussi, sans le vouloir, générer chronicité, handicap secondaire ou ­dépendance. Ces vulnérabilités liées à la santé échappent souvent à une médecine centrée sur l’urgence, la technicité et l’efficacité, au ­détriment de ­l’accompagnement des situations qu’elle a contribué à créer.Y répondre suppose d’écouter la personne, de respecter son ­autonomie, de valoriser ses capacités et d’adapter les organisations à sa réalité. Cela implique une approche interdisciplinaire mobilisant médecine, droit, sciences humaines et sciences dures, afin de saisir l’individu dans toute sa complexité.C’est l’ambition de l’Institut pour la Prévention des Vulnérabilités liées à la Santé (IPVS) et des voix réunies ici : promouvoir un soin global, où prévention et accompagnement sont centraux, tout en interrogeant la responsabilité sociale de la médecine et de la société.Lucas Peutot est doctorant en philosophie, chef de projet de l’Institut pour la Prévention des Vulnérabilités liées à la Santé (IPVS).Régis Aubry est président de l’IPVS, ancien professeur d’université, ­praticien hospitalier en soins palliatifs et en gériatrie. Ancien membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE).
Géopolitique du nucléaire
Géopolitique du nucléaire Pouvoir et puissance d'une industrie duale2025Le nucléaire, avec ses images choc liées à la bombe, est géo­politique par essence. Mais, jusqu’à récemment, le périmètre se limitait au nucléaire militaire, aux risques de sa prolifération et à son contrôle. Or, on découvre depuis peu la portée géo­politique du nucléaire civil et surtout, son étroite imbrication avec le ­militaire. De la sécurisation des ressources à la diplomatie des centrales, chaque étape du système nucléaire a ses jeux d’acteurs propres et s’appuie sur des territoires précis qui sont autant de lieux de pouvoir que l’on cherche à contrôler politiquement, économiquement et militairement. Dans une approche originale, mêlant civil et militaire, Teva Meyer montre l’importance croissante du nucléaire dans les relations internationales. Teva Meyer est géographe, docteur de l’Institut français de géopolitique et maître de conférences à l’Université de Haute-Alsace. Il est également chercheur associé à l’IRIS.
Les couleurs de nos luttes
Les couleurs de nos luttes Une histoire chromatique des combats féministes et LGBT+2025Malgré un succès international retentissant, le drapeau arc-en-ciel semble avoir perdu avec le temps sa capacité à représenter l’entière diversité des communautés LGBT+/queeres, conduisant à une multiplication d’autres drapeaux des fiertés.C’est le point de départ d’une réflexion sur l’univers de plus en plus vaste des emblèmes féministes et/ou queers, de la fin du XIXe siècle à nos jours, afin de mieux comprendre le choix des couleurs pour symboliser les identités de genre, les luttes féministes et les orientations sexuelles et romantiques.À l’intersection des études de genre et de la recherche sur les couleurs, explorant l’histoire de la création de ces emblèmes chromatiques, Rose K. Bideaux puise également dans la sémiotique des couleurs pour approfondir la relation que les minorités de genre et de sexualités entretiennent avec un symbolisme coloré enraciné dans un système de domination de genre, mais aussi de race et de classe sociale.Rose K. Bideaux est artiste-chercheusi en arts et en études de genre. Spécialiséi dans l’exploration des couleurs et de leurs enjeux sociaux, al a remporté en 2022 le prix de l’Institut du Genre pour une thèse consacrée à l’histoire et à la symbolique du rose, analysée au prisme du genre, des sexualités, de la race et de la classe sociale.
Géopolitique des religions
Géopolitique des religions Un nouveau rôle du religieux dans les relations internationales ?2025Loin de décliner irrémédiablement comme certains théoriciens de la sécularisation le prédisaient, les religions sont redevenues des acteurs incontournables des relations inter­nationales. On le mesure au réveil de la violence à justification religieuse qui constitue un élément saillant de guerres ethniques ou nationales (conflit israélo-­palestinien et guerre de Gaza, conflit indo-pakistanais, guerre civile yéménite, violences interreligieuses accrues dans la région des Grands Lacs, au Nigeria, en Inde, au Myanmar, au Soudan…) ou du terrorisme (d’Al-Qaïda à Daech, en passant par les tueries initiées par des suprématistes défendant l’Occident chrétien). L’influence des religions dans le monde ne peut pourtant pas se résumer à cette seule violence. Leur activité à l’international répond à de multiples motivations : répandre leur message spirituel, promouvoir une morale, renforcer la cohésion de leurs adeptes. Elles jouent également un rôle important dans le développement d’une culture de paix et de dialogue et dans le règlement de certains conflits, par la pratique du dialogue interreligieux, de la médiation et du secours humanitaire. À l’origine de certains conflits, les religions peuvent tout aussi bien œuvrer à leur résolution… Blandine Chelini-Pont est professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille. Roland Dubertrand est diplomate au ministère des Affaires étrangères. Valentine Zuber est historienne, titulaire de la chaire de « Religions et relations inter­nationales » à l’École pratique des hautes études.
Géopolitique de l'Eurasie
Géopolitique de l'Eurasie Le « Pivot oriental » de la Russie : gage de puissance ou échappatoire ?2025Depuis le « Grand Jeu » au XIXe siècle et les théories de ­Mackinder au début du XXe, l’Eurasie s’est imposée comme une donne géopolitique majeure. Réalité géographique ou construction idéologique, ce « méta-­continent » concentre de grands enjeux actuels, du pivotement de la Russie vers l’Est à la multipolarisation de l’ordre mondial, symbolisée par les élargissements de l’OCS et des BRICS+.Non contente d’avoir réintroduit la guerre sur le Vieux Continent, la Russie de Vladimir Poutine promeut une vision antagonique d’un ordre mondial sous influence occidentale qui n’entre pas nécessairement en résonance avec ses voisins, post­soviétiques (« Petite Eurasie ») comme asiatiques (« Grande Eurasie »).La levée en masse de l’Eurasie, tiraillée entre des visées géopolitiques hétéroclites, peut-elle garantir à une Russie rejetée par l’Occident sa place dans le concert des grandes puissances ? Michaël Levystone est co-fondateur de l’Observatoire de la Nouvelle Eurasie (ONE) et doctorant au Centre de Recherche Europes-­Eurasie (CREE) de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
Intersexes
IntersexesDu pouvoir médical à l'autodétermination2025Souvent présentée sous le signe d’un troisième sexe alimentant l’imaginaire de l’hermaphrodite, l’intersexuation a longtemps été de l’unique ressort de la médecine qui s’arrogeait l’autorité de dire « le vrai sexe » et intervenait en conséquence. Mais, depuis quelques décennies, des témoignages se font jour, révélant les violences physiques et psychiques subies par ces enfants et ces adolescent·es dont on a voulu conformer le corps à l’image binaire du sexe, effaçant par là même leur existence corporelle, légale et culturelle. Cet ouvrage cherche à ouvrir le débat, à compléter et enrichir les recherches actuelles. Il aborde l’histoire de la médicalisation des personnes intersexes, les conséquences du paradigme interventionniste sur les individus et leurs mobilisations collectives à l’origine d’évolutions des institutions nationales et internationales sur le sujet. Au travers également de témoignages, Michal Raz montre la nécessité d’un changement de paradigme sur la binarité des sexes, sur le genre et la sexualité pour permettre de considérer l’intersexuation non pas comme une anomalie à réparer, mais comme une variation du corps parmi d’autres. Michal Raz, docteure en sociologie, est autrice d’une thèse sur l’histoire des pratiques médicales sur les intersexes. Préface de Loé Petit, activiste et chercheur·se intersexe.
Géopolitique du carbone
Géopolitique du carbone L'Europe en quête de puissance climatique2025Alors que le monde reste très largement carboné et que le pic des émissions de gaz à effet de serre n’est pas encore atteint, la régulation du carbone et les technologies bas carbone sont un enjeu de rivalité entre puissances étatiques, entreprises, ONG et individus.Le climat, qui oblige à l’action commune malgré et au-delà des rapports de force, pose de multiples défis. Comment concilier développement des uns et protectionnisme climatique des autres ? Quelle justice climatique entre pays riches et pollueurs, et pays émergents ou vulnérables ? Assiste-t-on à la naissance de nouvelles puissances climatiques ?Dix ans après l’Accord de Paris sur le climat, les auteurs dressent un état des lieux et des perspectives géopolitiques et géoéconomiques liées à la transition énergétique et à la décarbonation.Marc-Antoine Eyl-Mazzega est directeur du Centre énergie et climat de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI).Diana-Paula Gherasim est responsable des politiques européennes de l’énergie et du climat au Centre énergie et climat de l’IFRI.
Idées reçues sur la géopolitique et la géoéconomie
Idées reçues sur la géopolitique et la géoéconomie2025Géopolitique et géoéconomie, de plus en plus présentes dans le débat public, souffrent de contours flous et très discutés. Ces ­imprécisions nourrissent bon nombre d’idées reçues quant à leur nature même et leurs objectifs, tant la géopolitique – que l’on ­réduit souvent aux relations internationales –, que la géo­économie ­parfois considérée à tort comme la remplaçante de la ­géopolitique. Or, ces deux disciplines apportent, ensemble, des éléments de compré­hension du monde dans un contexte de nouveau désordre international, où la conflictualité semble l’emporter durablement sur la paix, à rebours de tous les discours sur la « Fin de l’histoire ». La guerre et les nouvelles crises dépassent désormais le seul cadre militaire pour gagner l’économie, la technologie, l’information, etc., et se déploient dans un espace géographique élargi, terrestre, maritime et aérien, mais aussi spatial et cyberspatial. Déclinant débats, puissances et conflits en 20 idées reçues parmi les plus répandues, Cédric Tellenne dresse un tableau précis, riche en exemples et citations, des enjeux géopolitiques de ce début du XXIe siècle. Agrégé d’histoire, Cédric Tellenne est professeur de géopolitique et d’économie en classes préparatoires HEC, auteur et ­conférencier.
Quand on veut, on peut ?
Quand on veut, on peut ? Idées reçues sur les personnes en emploi peu qualifié2025La réforme de la formation professionnelle de 2018 consacre « la liberté de choisir son avenir professionnel » en enjoignant notamment les salariés en emploi peu qualifié à devenir les acteurs de leur parcours. Car c’est bien connu : quand on veut, on peut !Mais a-t-on vraiment conscience de ce que cela représente ? Des aides à domicile, agents d’entretien, opérateurs de tris de déchets, ouvriers d’abattoirs, etc., on attend qu’ils soient comptables de leur ­travail, entrepreneurs de leur vie professionnelle, responsables de leur parcours, capables de rebondir, de passer d’un emploi à l’autre, voire d’un métier à l’autre. Comment l’agir est-il possible pour ­réclamer des conditions de travail décentes, construire un parcours qui a de la valeur, éviter la précarité, se former… ?Les idées reçues sont légion à ce sujet. Les autrices et auteurs réunis dans cet ouvrage dressent un état des lieux documenté et actualisé de ces préjugés qui ne résistent guère à l’épreuve des faits.Jean-Paul Cadet est gestionnaire et ingénieur de recherche au Centre d’études et de recherches sur les qualifications ­(Céreq) au sein du département Travail, Emploi, Professionnalisation (DTEP).Josiane Vero est économiste, ingénieure de recherche au Céreq au sein du Département Formation et Certification (DFC) et chercheuse associée à Aix-Marseille Université, CNRS, LEST, Aix-en-Provence.Ont collaboré à cet ouvrage : Alexandra d’Agostino, Laurence ­Baraldi, Thierry Berthet, Vanessa di Paola, Christine Durieux, Assâad El Akremi, ­Cyrille Ferraton, Christophe Guitton, Ekaterina Melnik-Olive, Stéphane ­Michun, Stéphanie Moullet, Emmanuel Quenson, Alexie Robert, Arthur Félix W. Sawadogo, Michaël Segon, Jean-Claude Sigot, Camille Stephanus.
Idées reçues sur le travail
Idées reçues sur le travail Emploi, activité, organisation2025Le travail organise nos existences, influe sur notre santé, trame nos échanges quotidiens et fait l’objet de politiques. S’il ne laisse personne indifférent, c’est que ce mot polysémique charrie de multiples enjeux et valeurs. Or les idées reçues sur le travail en France sont légion : il se limiterait à l’emploi, il coûterait trop cher, son Code serait trop complexe, les jeunes ne l’aimeraient plus, les robots remplaceraient les humains, on peinerait à recruter, le salariat serait d’un autre temps, tandis qu’on pourrait trouver le bonheur dans les start-up… 37 chercheur·es – sociologues, économistes, historiens, psychologues, ergonomes, linguiste et médecin – auscultent de près ces idées reçues concernant l’emploi, l’activité et son organisation pour démêler le vrai du faux et nous permettre de penser le travail autrement. Marie-Anne Dujarier est professeure de sociologie à l’Université Paris Cité. Ont aussi contribué à cet ouvrage : Sarah Abdelnour, Amélie Adam, Laure Bereni, Sophie Bernard, Antonio A. Casilli, Hadrien Clouet, Collectif Rosa Bonheur, Nicolas Da Silva, Mireille Eberhard, Corinne Gaudart, Isabelle Gernet, Baptiste Giraud, Aurélie Gonnet, Gokçe Gulkan, Fabienne Hanique, Florence Ihaddadene, Lionel Jacquot, François Jarrige, Nicolas Jounin, Josef Kavka, Franck Lebas, Dominique Lhuilier, Fabienne Muller, Luca Paltrinieri, Émilien Ruiz, Maud Simonet, Annie Thébaud-Mony, Jens Thoemmes, Serge Volkoff, Laurent Willemez et Michaël Zemmour.